Welcome to Utopia! Vous kiffez Burning Man et sa magie? Et si on découvrait les Regional Burns?

Rentrée pleine d’énergie de de ‘good vibes’ depuis quelques jours du Nevada et de mon 4ème Burn consécutif à Black Rock city, la magie a encore opéré, telle une parenthèse enchantée que l’on s’accorde pour une petite semaine. Des étoiles pleins les yeux, des émotions plein coeur par tant de partage, de découverte, car comme d’habitude, j’ai rencontré des gens extraordinaires, fait de l’avion survolant Burning Man, participé à une douche collective, mangé un hot-dog et bu un thé glacé au milieu du désert, échangé des gifts à n’en plus finir et découvert des installations artistiques de plus en plus folles d’année en année. J’ai ri et pleuré de bonheur, mais face à cette immensité, sur mon petit vélo, sous des températures de plus de 45°C, je me suis parfois découragée à arpenter la playa et ses merveilles. Cette édition a rassemblé 80 000 personnes et fait grossir la playa de façon exponentielle!

Cependant, Burning Man reste magique, c’est le lieu idéal pour apprendre à se découvrir, à lâcher prise mais connaissez-vous les régional burns? Je vous raconte…

Plus tôt, en avril, j’ai souhaité changer de décor – ou plutôt de désert… Direction désert de Tankwa karoo à environ 5h au Nord de Cap Town, histoire de vivre un burn plus authentique m’a t’on dit, car moins populaire mais s’inspirant des mêmes valeurs que le Burning Man et dans un pays que je ne connais pas du tout, l’Afrique du Sud!!!

L’expérience Afrika Burn – Le petit frère du Burning Man

L’Afrika Burn fêtait déjà son 11eme anniversaire en Avril 2017. Pour comparer les deux événements, Burning man reste Burning Man, le Las Vegas aux milles lumières et structures artistiques démesurées, quant à l’Afrika Burn, un effectif beaucoup plus petit – 13 000 personnes, mais beaucoup plus convivial, car on y rencontre plus de familles, des enfants, des structures moins impressionnantes mais l’investissement humain dépensé est semblable aux immenses projets américains. Tout est une question de proportionnalité. Rien de différent par rapport au Burning Man, excepté la taille, la définition de la playa qui n’est pas en demi-cercle, et les zones de campements préparées en amont par l’organisation grâce à l’installation d’immenses toiles, tels des chapiteaux de cirque harmonieux, afin qu’on puisse s’installer avec notre propre équipement.

 

Le High Camp – Deep Playa

Une grande surprise pour moi qui avais peur au départ  – allez, je l’avoue – de m’ennuyera été de constater qu’il s’agit de la taille idéale. On dispose du temps nécessaire pour apprivoiser cet espace agité, pour se laisser surprendre par les rencontres et les éblouissantes installations et surtout pour développer une complicité unique à travers d’intenses délires avec les festivaliers que l’on recroise régulièrement.

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Comme pour chaque burn, pour certains, un temps d’adaptation est nécessaire pour se familiariser à ce nouvel environnement. Les tempêtes de sable, la chaleur, le froid, la poussière, le manque de sommeil, l’hygiène, la nourriture et l’eau rare vous forcent à sortir de votre zone de confort. On se fatigue vite et on souffre bien souvent de blessures aux pieds. Malgré ces conditions difficiles, le moment tant attendu vient, tel un reconditionnement cérébral, une renaissance, c’est en laissant le lâcher-prise agir que l’expérience prend tout son sens. Au-delà des limites physiques, la bienveillance, vous plonge dans une utopie où les ‘hugs’, câlins, se produisent même avant un simple ‘bonjour’. Bienvenu dans un univers garni d’actes altruistes dans lequel les règles ont changé, nous avons quitté notre mode de vie habituel pour des rencontres fortuites mais indélébiles. Un état d’esprit plus libéré se développe ainsi et unit les explor-acteurs.

Tutu Tuesday

Une journée à l’Africa Burn

Au premier matin, alors que je pense juste jeter un oeil furtif sur l’immensité de la playa et ses nombreuses constructions avant mon petit déjeuner, je croise et discute avec Mickael Jackson (simple pseudo d’un américain de Miami) qui m’a proposé de monter sur le tapis volant passant à cet instant devant de nous. Nous nous sommes arrêtés un peu plus tard devant une Game Boy géante, qui diffusait un super son! Quelques secondes ont suffit pour nous faire bondir hors de notre véhicule mutant. Notre objectif: arrêter chaque passant pour organiser une party improvisée sur un dance-floor inexistant jusque là. Nous réunissons une trentaine de personnes, les sourires nous comblent et l’enthousiasme est contagieux ! En partant de rien, sans savoir ce qui allait s’y passer et après quelques pas de danse (oui, c’était une de mes chansons favorites) un regard a suffi pour créer un mouvement intuitif qui nous a tous rassemblé sans partager un seul mot. Une centaine de mètres plus loin, j’aperçois la Tour Eiffel. Haute de ses 5 ou 6 mètres, elle invite à sa base, à pénétrer dans un camp nommé le Petit Paris où l’on déguste des produits aux saveurs de chez nous en écoutant de la musique française. J’y croise un homme nu, enguirlandé de feuilles de vigne pour cacher l’essentiel. On se serre fort dans les bras ‘hug’ et c’est reparti pour une balade à bord d’un train à tête de dragon. Les gens sont superbes, illuminés par leurs costumes de paillettes multicolores qui se reflètent dans le soleil. Je n’ai jamais rien vu d’aussi beau, la lumière, les sourires, la poussière, visuellement, c’est parfait. Un véritable paradigme de ce que l’on peut être vraiment, quand on se libère.

Je vous avais dit… la tour Eiffel & Didier, son créateur

Telle une incohérence dans mon champs de vision, j’observe un T-Rex se dirigeant vers nous! Ma question est de comprendre comment il peut supporter la chaleur sous son costume gonflable orné d’écailles et de paillettes. Il me dit que tout va bien et me propose du chocolat, sorti de nulle part! Diiiingue, non?

En reprenant la route, je chevauche une licorne, croise un immense escargot blanc roulant puis je m’aperçois qu’on est plus proche du coucher de soleil que du petit déjeuner! Cherchant en vain à rentrer à mon camp, afin d’enfiler mes costumes de lumières, leds et wires multicolores afin d’être bien visible de nuit et évidemment m’apprêter comme si c’était le plus beau jour de ma vie. Et ça l’est ! César sur son char de soldat romain, tiré par un cheval d’acier, me propose de me déposer plus loin. Ce que j’accepte volontiers afin d’arriver à mon camp rapidement… En descendant de cette belle chevauchée métallique, il me reste qu’une centaine de mètres à parcourir. En pratique, ce trajet me demande à peine 5 minutes de marche, mais ce challenge s’avère quasi-impossible. Chaque personne croisée est une nouvelle invitation au voyage. J’ai été enfermée dans un cercueil, descendu une tyrolienne, fait un hammam et je me suis baignée dans une piscine improbable et “dusty” avec des flamants roses ( je vous rappelle qu’on est en plein désert). Il m’aura fallu la journée pour faire 400 m! (je précise : aller/retour) Puis un guerrier Viking m’interpelle sur les derniers mètres avant la ligne d’arrivée.

Vous avez dit… Piscine???

Afin de ne pas être embarquée dans de nouvelles aventures folles, je sors ma stratégie de détournement afin d’atteindre mon objectif : rentrer!! Je lui propose de venir savourer un cocktail dans mon camp. Il accepte. Nous arrivons enfin et j’ai l’agréable surprise que mon camp m’ait gardé une petite assiette et qu’ils organisent un happening que j’ignorais.

Mon camp est constitué d’une cinquantaine de personnes worldwide. On ne se connait pas tous, mais nous avons tous participé et aidé le groupe initial des Sud Af’, à distance ou pas, depuis environ 6 mois à monter ce camp complet et organisé, à trouver des fonds et construire un art-car (véhicule mutant) et deux robots géants, R2D2 et 6P0, installés à l’entrée de notre petit village.

Une partie de ma ‘crew’ organise alors à cet instant des sex olympic games! Le viking et moi ne nous connaissons que depuis quelques… minutes. Quoi de plus drôles pour les organisateurs que de nous inscrire parmi les participants. Le but: déshabiller le plus rapidement possible son partenaire sans utiliser les mains! Et quel partenaire! Un viking d’1 mètre 98, accusant les 120 kgs à la pesée! Pas facile quand il s’agit d’une armure constituée d’acier et de cuir! Bref, une belle crise de rire. Bref, on a perdu… Bref, ce n’est que le premier jour…

Les stars du camps NowNow

Tous ces moments vécus dans une même et seule journée vous poussent à la désinhibition. Il reste dans mon esprit une belle et folle expérience. On réfléchit beaucoup sur soi-même. Le désert, la solitude, les émotions, les gens, nous apprennent un peu plus sur nous,  à chaque instant durant cette semaine incroyable guidée par l’autonomie, le contrôle de ses limites (hors default world), le non-jugement de chacun et dans une osmose complice. Il s’agit de s’accepter soi-même et se respecter, tel que l’on est. On apprend à mieux s’aimer. Qu’on soit petit, grand, gros, gras, le même accueil est réservé à tous. Chaque personne que l’on rencontre est là pour vous rebooster. On peut parler de la culture du Smile ‘sourire’ et de la bienveillance! Cette potion magique vous requinque à bloc (comme on dit chez moi dans ch’nord) On m’a tant dit que j’étais magnifique sous ma perruque verte et mon pseudo de playa ‘Barbara from santa Barbara’ ou ‘Lille from Cécile’. Il est vrai que j’adore rire mais avant tout j’adore faire rire et laisser une trace de bonheur sur mon passage.

Smile and happiness on playa

Bien plus que 3 jours d’aventure et de ride aux Natural Games de Millau.

Les Natural Games, un week-end rencontre, partage, convivialité et sports extrêmes!

Jeudi 29 juin, c’est mon anniversaire et j’arrive aux Natural Games, et quel beau cadeau! Le spot est splendide avec vue sur le célèbre viaduc de Millau. La classe!! Les épreuves sont toutes aussi impressionnantes les unes que les autres, slackline, enduro MTB (c’est du VTT de montagne), parapente, escalade, kayak, jumpline – des mecs fous furieux funambules qui font des sauts et figures sur une sangle de 25mm (Woww!). La Highline – encore plus impressionnante, car cette fois, il s’agit d’un travail d’équilibriste sur le même type de sangle élastique reliée cette fois entre deux montagnes. J’adore!! De grands spectacles vertigineux s’annoncent.

J’ai alors rencontré une multitude d’athlètes et de champions, aussi inspirants et impressionnants les uns les autres par leurs performances variées. Ce qui me touche ici, c’est la bonne humeur toujours présente et la soif envie du dépassement de soi que chacun dégage. Que l’on s’entende bien, tout est toujours paramètré et en sécurité. Un lien unit chaque personne ici sur le festival, la nature! Les addicts à l’adrénaline et leurs fans sont tous présents pour ce grand rdv des sports outdoor. Ma curiosité s’est penchée sur l’authenticité que peuvent dégager certains de ces personnages au palmarès bien rempli.

Des prix ont été remis les NG awards et récompensent les tribulations de 5 personnalités du milieu Outdoor parmi les 100 athlètes qui ont fait l’actualité en 2016 et j’en ai rencontré quelques uns. Des personnalités uniques qui me fascinent et qui font vibrer les gens par leurs exploits ou leur philosophie de vie. Ils ont tous un point commun : L’écoute et la connaissance de soi. Cette faculté leur a permis de franchir des montagnes (ce n’est pas si bien dire…), d’avoir cette envie de vivre intensément et pleinement leur rêves grâce à une motivation et une ambition sans limite.

Touchée par leurs aventures incroyables, leur histoire, leur peur et leur réussite, je sens que nous partageons des valeurs communes.

Mon mantra: “Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait” – Mark Twain  

Je vous présente ces héros aux compétences différentes, qui n’ont pas de barrières et qui savent sortir en permanence de leur zone de confort, en faisant de nombreux sacrifices pour accomplir leurs objectifs sportifs ou simplement en suivant leur instinct.

 

Caroline Ciavaldini, Le dépassement de soi. Championne du Monde Junior d’escalade sportive.  

Aujourd’hui, à 32 ans, Caroline devient la première femme à atteindre le sommet de la “Voie Petit”, au Grand Capucin, niveau 8b, (du très très haut niveau) dans le massif du Mont Blanc. Il s’agit de la voie d’escalade pure la plus difficile des Alpes françaises. Un parcours de 5 000 m à une altitude entre 3 300 et 3 800 mètres!!  Un an de travail et de préparation pour réaliser son rêve. Out of confort zone, elle a quitté la compétition pour une grimpe ‘trad’ – comprenez grimpe engagée. Son objectif est de développer l’escalade comme un art de vivre, transmettre la connexion qu’elle peut vivre avec la roche et éduquer, partager les valeurs à ses élèves du dépassement de soi.

Se confronter à la nature, se sentir en contact direct à cette immensité, être concentrée sur la paroi, un état d’esprit qui la porte à relever de nouveaux challenges chaque jour.

Son mantra: se recentrer sur l’instant, profiter du moment présent.

Plus d’info sur Caroline et ses projets, cliquez ici.

 

Evrard Wendenbaum, l’engagement pour la nature.  

L’exploration au service de l’action environnementale fait partie intégrante de son ADN. A 38 ans, il a développé Naturevolution, une ONG veillant à la protection de la biodiversité. Il a plus de 25 « expéditions engagées » à son actif, sur des terrains inaccessibles: Le Makay à Madagascar, le Massif de Matarombeo au Sulawesi (Asie) et le Scoresby Sund au Groenland. Son objectif: Veiller à la préservation des trésors inexplorés et leur biodiversité. Pour cela, Evrard mise toutes ses forces et ressources sur des expéditions de découverte scientifique avec une grosse dose d’aventure. En permanence à la conquête de ces ‘lost worlds’, son but ultime est de faciliter et inciter les instances gouvernementales des pays concernés à veiller à la protection de leur espace unique sur Terre.

Son mantra: « protéger les trésors du monde vivant, patrimoines de l’Humanité ».

Pour en savoir plus, partir en éco-volontaire et vivre une expédition scientifique:  cliquez ici

 

Lionel Daudet, le grand sage.

On lit dans ses yeux et sur son visage les années d’exploration, d’expédition, ce bonhomme dégage une sérénité exceptionnelle. Ce grand alpiniste aventure français est aujourd’hui une référence, une légende vivante dans son secteur puisqu’il allie les activités outdoor Kayak – Trek – VTT – parapente, avec à l’esprit un aspect écolo notable.Il a mené un bon nombre d’expéditions engagées en solo à travers le monde et porte un regard sur l’aventure plus philosophique. Chaque ascension lui apporte une plénitude exemplaire en appliquant la concentration à l’action et la contemplation qui éveille insatiablement ses capacités d’émerveillement.

Lionel Daudet, l’aventurier alpiniste écolo

En 2011, il réalise le Dodtour, un tour de la France « exacte » sans moyen motorisé, en suivant au plus près la frontière terrestre et le littoral. 15 mois ont été nécessaires pour redessiner à pieds, en vélo, parfois équipé de piolets pour redessiner les vrais contours de nos frontières. 5000 Kms et 1000 sommets! (Rien que ça…)

Il doit toutes ces expériences folles et admirables, à une conviction viscérale qui l’a toujours poussé au delà des limites.

Son mantra: la montagne un espace de liberté qui se vit avec le coeur et le ressenti.

“En haut d’un sommet, on voit loin et large et j’essaie de réadapter cela dans ma vie pour avoir une vue à 360”

La connexion avec la nature le transporte à sa propre ascension de la montagne intérieure. C’est en haut des sommets que Lionel a trouvé son essentiel et a appris à relativiser les soucis de la vie. Un joli message d’apprentissage sur la connaissance de soi, savoir qui l’on est vraiment.

Découvrez le Dod Tour en cliquant ici.

 

Enfin, mon coup de coeur du festival, une belle rencontre, totalement improbable compte tenu du contexte, puisque l’ambiance était plutôt à la fiesta. Un jeune homme m’interpelle pour comprendre un tour de magie que je venais de réaliser. Son grand sourire rayonnant m’a poussé à en savoir plus. On échange et j’apprends qu’il vient de gagner le Prix Photo des Natural Games. Tout en discutant, je découvre qu’il est comme moi, digital-nomade. Nous allons jusqu’à son Van. Il me fait rire, car comme un ado, il est très fier et enthousiaste de me montrer sa propre installation et logistique. J’ai la démo complète du camion en kit mais attention, home-made!!! Je comprends sa fierté et suis très heureuse d’apprendre moi aussi que ce n’est pas une mince affaire d’optimiser l’espace dans un véhicule. Cependant, j’admire déjà ce jeune homme autonome, avant même d’avoir vu ses clichés!

Pehuen Grotti, croque la vie à pleine dent

Un jeune photographe de 28 ans franco-argentin qui a tout quitté pour réaliser ses rêves. Il photographie depuis 10 ans les merveilles de la nature et les sportifs outdoor dans leur cadre naturel. Quel émerveillement en découvrant son album. Pehuen vit hors champs mais son œil averti est merveilleusement bien dans le cadre. En voici quelques images que j’ai sélectionnées :

Prix photo Natural Games –

 

Photo Pehuen Grotti

Photo: Pehuen Grotti

Photo: Pehuen Grotti

son mantra: Carpe Diem – Avoir confiance en la vie.

La vie est faite de belles et riches rencontres en émotions et en apprentissage.

Ses images, en cliquant ici.

Mon conseil, si comme eux, comme moi, vous avez des projets, des rêves et que vous portez toute votre énergie positive dessus, foncez!!! Chaque jour est une nouvelle aventure, profitons-en pour nous réaliser!!! Et restons émerveillé de tout ce qui s’offre à nous!!! On a qu’une vie, merde!!!

Retour sur mes découvertes du we :

Test VTT électrique – Merci CUBE, le système électrique permet de rendre le vélo aventure accessible à toute la famille!

Le Direct du saut à l’élastique – assez fière car on ne doit pas être nombreux à avoir fait ça pour le moment…

Le bon plan du festival: L’application Sportihome!!!! Le Air BnB, spécialisé dans le sport! Vous choisissez vos hôtes en fonction de vos sports passion! J’ai beaucoup aimé car depuis la plateforme, j’ai réservé ma nuit à Millau à 1 € directement en louant leur stand!!!!

Image Header: Antony Newton // Photo de Jérémy Bernard

 

 

Insanity Burning Man

Burning Man… L’explor-action aux 1000 expériences entre rêve et réalité

C’est l’événement quasi-présent sur toutes les bucket-lists, le plus tendance, rassemblant plus de 75 000 personnes dans les conditions les plus extrêmes au coeur d’un désert, celui de Black Rock City dans le Nevada. Le Burning Man attise toutes les curiosités, attire les foules des 4 coins de la planète et se démultiplie à travers le monde. Un événement incroyable dont je souhaite développer la prospérité et mettre fin à l’image sexe, drogue et technoland. Je vais vous raconter mon histoire, comment et pourquoi le burning man a changé des choses dans ma vie tous les jours.

Campements et organisation des 75 000 participants

Welcome Home!

Ce rassemblement communautaire de bénévoles pluridisciplinaires combine les compétences artistiques et logistiques de chacun. C’est un lieu de création sans limite qui inspire le monde entier, animé par les meilleures intentions hédonistes de ses participants, farouchement déterminés à relever une succession de défis pour faire en sorte que le rêve devienne une réalité, aussi éphémère soit-elle. De splendides constructions de bois voient le jour durant le festival, pour finir en cendre moins d’une semaine plus tard !

Aucun argent n’y circule également. Pas d’eau, pas de nourriture, pas de boisson à vendre, vous devez prévoir vos réserves ! Ici, tout se partage ou se donne.

 

Une communauté active, ‘’les Burners’’, arrive du ‘default world’ pour concevoir une ville provisoire basée autour de l’investissement et l’expérience humaine de chacun, l’amour et la liberté. Rien n’existerait sans l’engagement et le dévouement de ses participants explor’acteurs. Le téléphone, oubliez, aucun réseau ou wifi, une semaine magique hors du temps qui vous fait perdre vos repères. La ‘Playa’ (qui n’est pas une plage californienne!) est cet espace central où sont exposées les oeuvres d’art et les campements regroupés autour de celle-ci fourmillent de milliers d’activités 24h/24. Avant tout, on y apprend la découverte artistique, la découverte des autres et la découverte de soi.

Insane Sunset

Des prototypes technologiques aux sculptures artistiques aussi époustouflantes les unes que les autres, on vient à Burning Man pour partager une énergie extraordinaire, un projet créatif commun, s’ouvrir aux sensations et aux émotions fortes. Les échanges s’expriment naturellement tout au long du festival, par le don, l’entraide et sont guidés par la bienveillance et le respect de chacun dans la libre expression…. Voilà la véritable image et ma description de cet événement. Si je résume, c’est la thérapie du smile, love & fun!

Il existe quelque chose d’inouï dans cet événement, après y être allée une première fois, votre seule envie est d’y retourner pour créer, imaginer, éprouver et se lâcher toujours un peu plus.

Burn d’Embrace

Comment cette expérience a changé ma vie?

Toute cette énergie concentrée sur un temps limité vous fait prendre conscience de l’authenticité du moment vécu. J’espère profondément me souvenir de chaque instant, de chaque personne rencontrée. Des choses qui paraîtront stupide vue de l’extérieur, mais quand on rencontre une cinquantaine de personnes en une journée, que l’on vit des expériences invraisemblables, je veux avant toute chose ne rien oublier! Cette balade sur ce dragon qui m’a emmené au centre, proche du grand Man en bois qui brûle le dernier jour, près duquel se trouve un marché de bric et de broc, ou évidemment rien ne s’achète, tout se donne! Des costumes précieusement conçus depuis des mois par le camp responsable de ce superbe espace, des machines à pop-corn ou à hot dogs et même à cocktails…

 

Rien ne manque pour se désaltérer ou se nourrir. Je tombe sur un faux tournage, une fausse équipe de production bien équipée m’arrête, me donne une robe de mariée, me demande de trouver un mari qui sera mon prince dans le film. Je trouve un beau jeune homme à proximité, habillé d’une façon très particulière, en slip avec des grosses bretelles en cuir. Le scénario nous indique que nous devons réaliser la scène de mariage. Pour la 1ère fois, autour d’inconnus, sélectionnés au hasard, je vis mon propre mariage, tout le monde est ému, même un prêtre est présent, le bouquet, bref, tout est là pour ressembler au plus classique des mariages… Excepté peut être l’accoutrement des uns et des autres, en tutu rose ou avec une tête de cheval…

Une émotion se crée, les larmes brillent dans les yeux de chacun, j’identifie un vieil homme en guise de papa pour m’accompagner à l’autel. On joue tous le jeu, on vit l’expérience, nos yeux s’humidifient malgré la chaleur et la déshydratation. On vit un moment unique, magique, mon esprit ne comprend pas, rien n’est cohérent, sauf la confiance entre nous tous. Cette confiance est le noyau de la libération de nos émotions. Autre expérience, on m’a invité à me rouler dans un bac d’huile pour ensuite avoir l’heureuse surprise d’obtenir un massage à 4 mains, alors qu’au départ, on ne sait pas à quoi s’attendre. Une simple pancarte en carton propose de vous rouler dans l’huile… pas très motivant… Ou je me souviens avoir participé à un atelier d’acro-yoga, on m’a également interpellé au croisement d’une allée avec une baguette en me précisant que pour poursuivre ma route, je devais fesser quelqu’un avec un tampon à encre correspondant environ à la taille de ma main (oui oui, mettre une fessée avec un tampon) pour déguster un breuvage inconnu, qui s’est avéré être au final une vodka piment. Ou encore on m’a proposé de m’offrir le moule d’une partie du corps (j’ai choisi de me faire plâtrer la poitrine).

 Je suis également entré dans un campement dont la partie couverte et isolée était la réplique exacte du bar des androïdes dans Star Wars. J’ai également pu profiter d’une vraie et belle coupe de cheveux dans le ‘barbies death camp’ (camp de concentration de barbies), ce camp immense qui présente à son entrée, un champs constitué de barbies plantées dans le sol. On peut le prendre en photo (car c’est complètement fou) ou alors prendre une barbie, la peindre, lui couper les cheveux, lui arracher un membre… Dingue mais vrai.

Bref, tant d’émerveillement, tant de découverte, tant de magie, tant de rencontres et d’échanges qui vous touche au plus profond de vous, les rires, les larmes d’émotions nous envahissent avant même qu’on ait le temps de s’en apercevoir. La beauté de cet univers exceptionnel vous fait vibrer, vous donne des frissons de bonheur. On aimerait que ca ne s’arrête jamais, que l’instant dure afin d’en profiter jusqu’à son maximum. Les rencontres se répètent, les expériences, pas un moment pour réaliser ce que l’on vit. Le temps passe, les activités se bousculent, on expérimente, on lâche prise, on réalise enfin, on craque. on pleure de bonheur, on comprend. Puis on va plus loin, on joue mieux le jeu quand une activité se présente, on a plus peur d’avoir l’air ridicule. On vit et se découvre tel que l’on est, ses propres limites hors du cadre social et des normes dans lesquelles on a évolué.

Je rentre transformée d’une semaine aux 1000 expériences, regonflée d’énergie, j’avoue qu’un moment nostalgique s’installe quand on revient à la réalité. Et puis comment raconter autour de moi tout ce que j’ai vécu, le dragon, le poulpe qui crache du feu… Je me sens déconnectée, mais cette bulle reste dans ma mémoire, elle me fait sourire ou verser une larme, mais au fond de moi, ces expériences m’ont rendu plus forte, plus épanouie, plus à l’écoute de l’autre et plus tolérante. Je vois les choses différemment, je prends conscience qu’à Burning Man où à Paris, chaque personne est riche d’histoires et j’ai envie de m’investir beaucoup plus, dans mes projets de tous les jours, car on m’a tellement donné, apporté de bien-être pendant cette semaine que je souhaite redistribuer cette énergie autour de moi, dans l’éco-système qui m’entoure. Une contribution qui me fait grandir chaque jour, des petits gestes d’optimisme et de dynamisme qui au quotidien me rendent un peu plus satisfaite de mes actes et me donne confiance en moi, car je distribue des petits moments de bonheur. Le bonheur est réciproque et j’en récolte aussi la bonne énergie, puis je souris, je dors. Un nouveau jour se lève, je suis heureuse, j’ai envie partager cette émotion et de vous sentir heureux, vous, mes amis, toi, le passager assis devant moi dans le métro, les gens que je croise sur mon passage.

Mon truc en plus:

L’événement à ne pas louper si c’est votre première fois à Burning Man : Chaque année, Daft Punk offre un concert à ceux qui ont le courage d’aller à ‘Deep Playa’, la frontière séparant Burning Man et le désert de Black Rock, à l’opposé de la zone de campement.

Mes petits secrets pour vivre BM toute l’année:

Mes coups de coeur musique:

Alex Cruz

Jan Blomqvist

Atish

Mes coups de cœurs photos:

Scott London

Peter ruprecht

Les frenchies:

Herve Photograff

Ludovic Ismael

Gilles bonugli kali

Mes coups de cœur vidéos:

Philippe Meicler

Laurent Le Gall

Et tant d’autres!!!
Bienvenu dans la réalité des rêves les plus fous !

Retrouvez toutes mes images ici.

See you in the dust, guys!!

Chamonix - Mont Blanc

ESCAPADE, AVENTURE ET MONTAGNE AU CINÉMA ! EPISODE II

Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait. Si pour vous, cette citation de Mark Twain vous parle, foncez vite au Festival Montagne en Scène

J’en ai parlé il y a deux semaines sur mon dernier billet pour annoncer l’avant-première du festival sur le webzine onlike.net.  Je le dis et je le répète aujourd’hui, cette édition Summer 2017 est la meilleure thérapie contre la routine que je puisse vous recommander et elle tournera jusqu’au 11 mai en France, Belgique et Angleterre!

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Découvrir Buenos Aires avec la Casa Cordoba Experience

En voyage en Argentine, je profite de découvrir le pays, sa capitale pour partager mon ressenti et mes aventures avec vous ! Et quelles aventures ! Arrivée depuis peu avec un vocabulaire assez restreint (‘una cerveza, senior porfavor’), j’apprends l’espagnol. Mais pas que… je laisse aussi la ville me surprendre !

Retrouvez l’article complet sur le webzine onlike.net